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Les Apadravyas.
L'homme peut aussi, pour satisfaire une femme, user des apadravyas ou objets qui, mis sur le linga ou autour, en augmentent la longueur ou la grosseur, de manière qu'il corresponde aux dimensions du yoni[30].
[Note 30: Les apadravyas ayant pour objet la satisfaction de la femme, leur invention, bien que bizarre à nos yeux, part cependant d'un bon sentiment; et, sous ce rapport, les hindous valent mieux que les chinois qui estropient leurs femmes pour resserrer les lèvres par le gonflement des cuisses.
Au point de vue du P. Gury, les apadravyas pourraient être permis, quand ils ne forment pas obstacle à la génération.
Nous avons vu plus haut Chariclès, dans Lucien, les qualifier de monstrueux parce que généralement leur emploi a pour objet ou conséquence la stérilité. Ce emploi était commun à Rome où sans doute l'Inde les avait importés.]
Bathravia est d'avis que ces objets doivent être d'or, d'argent, de cuivre, de fer, d'ivoire, de corne de buffle, de bois de différentes sortes, en peau, en cuir, doux, frais, provoquant l'érection, et bien appropriés à leur but.
Vatsyayana, sous ce rapport, s'en remet au goût de chacun.
Voici les différentes sortes d'Apadravyas.
1° L'anneau de la longueur du linga au-dessous de sa tête; sa surface extérieure doit être rude et garnie de petites saillies hémisphériques ou globuleuses de manière à former une lime à frottement doux qui n'use point.
2° Le couple: formé de deux anneaux.
5° Le Jalaka, tube métallique ouvert à ses deux extrémités; à l'extérieur, il est rude et parsemé de saillies hémisphériques douces au toucher; il a les dimensions du yoni; on l'attache à la ceinture.
6° A défaut du Jalaka, un tube fait de bois de pommier ou du goulot d'une gourde ou d'un roseau amolli avec de l'huile et des essences, qui s'attache à la ceinture avec des cordons; ou bien une foule de petits anneaux de bois doux et attachés ensemble.
Les tubes peuvent servir, soit en entourant le linga, soit seuls et à sa place[31].
[Note 31: Ces apadravyas paraissent grossiers ou dangereux. Un industriel qui s'aiderait de la science pourrait, aujourd'hui, en fabriquer d'inoffensifs avec le caoutchouc, et vu leur bon usage, il en pourrait vendre beaucoup dans l'Inde. On peut rattacher à cette sorte d'apadravyas qui peuvent fonctionner sans le linga tous les engins imaginés pour le remplacer (Voir appendice N° 3).]
Il est d'usage, dans le sud de l'Inde, de se faire un trou dans la peau du linga, comme on s'en fait aux oreilles pour y suspendre des boucles; à ce trou on accroche divers apadravyas, ceux mentionnés plus haut et d'autres de formes appropriées pour le plaisir de la femme.
L'auteur indique comment on fait grossir le linga pour un mois en le frictionnant avec certaines plantes.
Il prétend que, dans les pays dravidiens, on obtient un grossissement qui persiste indéfiniment en le frottant d'abord avec les soies de certains insectes qui vivent dans les arbres, comme les chenilles: ensuite pendant deux mois avec de l'huile, puis de nouveau avec les soies de chenilles et ainsi de suite.
Le linga gonfle graduellement; quand il est assez gros, l'homme se couche sur un hamac percé d'un trou, à travers lequel il laisse pendre son linga; il fait ensuite passer la douleur du gonflement avec des lotions froides[32].
[Note 32: Voir la fin du N° 2 de l'Appendice.]
Un onguent, fait avec le fruit de l'asteracantba longiflora rétrécit pour une nuit le yoni d'une femme éléphant[33].
[Note 33: Aujourd'hui, dans le sud de l'Inde, les femmes usent beaucoup d'astringents pour rétrécir leur yoni. Il en est, dit-on, qui par ce moyen se refont une virginité.
Un jeune médecin de la marine avait commencé une étude de ces procédés qu'il croyait pouvoir être utilisés en Europe; mais ayant du quitter l'Inde plus tôt qu'il ne pensait, il ne put réaliser son projet.
Les prostituées qui font abus des astringents perdent toute sensibilité dans la paroi vaginale.]
Un autre onguent composé du fruit et du jus de plusieurs plantes élargit le yoni d'une femme gazelle.
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