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N° 1.--Secret de Popée
Dans la note précédente, nous avons parlé des moyens employés par les femmes de l'Inde pour resserrer le yoni.
Le Docteur Debay en indique qui ne sont point dangereux et qui sont usités en France.
Nous citerons seulement le secret de Popée pour paraître toujours vierge.
«Lavez la partie avec de l'eau blanchie par quelques gouttes d'alcool benzoïque; séchez la ensuite avec des linges fins, et saupoudrez la intérieurement avec de l'amidon. L'effet est très remarquable.
N° 2.--Les ennemis de la virilité
Les transports d'une imagination lubrique et les désirs charnels excessifs sont les plus dangereux ennemis de la virilité.
L'homme raisonnable attend que la nature parle, sans provocation artificielle, et cela même dans l'intérêt de la fréquence de l'acte sexuel; le seul stimulant doit être l'attrait de la personne.
Tout ce qui échauffe le sang, en accélère la circulation, et le porte au cerveau, prédispose à la frigidité.
Les abus alcooliques et l'usage des mets échauffants détruisent aussi la virilité.
La fréquence excessive de l'acte sexuel nuit à la qualité de la procréation.
Pour ce sujet nous renvoyons au traité fort savant, fort bien écrit et pensé, du docteur Garnier (impuissance physique et morale de l'homme et de la femme). Nous lui empruntons l'application suivante.
Chez un jeune client la verge était recouverte par le prépuce et, en érection, avait à peine la grosseur d'une plume sur deux pouces de long; les proportions de tout l'appareil génital étaient aussi lilliputiennes.
Un cylindre en caoutchouc, de la forme et du volume d'un pénis ordinaire, avec un canal intérieur dont le diamètre était proportionné à la verge en érection, fut adapté au pubis par une lanière passée sur les lombes comme un bandage de corps. Son élasticité, en permettant aux mouvements du cylindre de se transmettre au pénis emprisonné à l'intérieur, donna un succès complet. En s'essayant ainsi, avec un régime tonique, après un temps assez long, la verge s'étant accrue, le sujet primitivement impuissant put se livrer naturellement au coït.
Ce phallus artificiel est imité du congesteur de Mondat contre le défaut d'érection par anaphrodysie; de jeunes pucelles pourraient en tenir lieu.
En somme, le moyen de beaucoup le meilleur de développer l'organe est de rendre son action possible et fréquente. Dans ce but les Arabes donnent à leurs fils adolescents des femmes étroites ou habiles à les exciter.
N° 3,--Onanisme mécanique (Docteur GARNIER)
Dès la plus haute antiquité les femmes de l'Orient faisaient un fréquent usage de phallus et autres objets matériels, ainsi que le prouve un passage du prophète Ezéchiel.
Chez les anciens le phallus était l'instrument le plus répandu; plusieurs spécimens de divers modèles trouvés dans les ruines de Pompéi et Herculanum sont exposés au musée de Naples.
On les fabrique à Canton avec un mélange gommo-résineux d'une certaine souplesse et coloré en rosé, et on les vend publiquement à Tien-Tsin, ainsi que des albums représentant des femmes nues qui font usage de ces instruments attachés à leurs talons. On les exhibe même au théâtre pour en indiquer aux jeunes femmes l'emploi contre la génération.
On en fabrique aussi à Paris en caoutchouc rouge durci, parfaitement imités, que l'on vend secrètement à des adresses connues de toutes les intéressées. Ils se gonflent à volonté, et du lait ou tout autre liquide placé à l'intérieur, s'échauffant au contact du vagin, s'échappe et se répand au moment psychologique pour rendre l'illusion plus complète.
Les boules japonnaises, en usage aussi en Chine et dans les sérails de l'Inde, consistent en deux boules creuses d'égale grosseur, formées par une feuille mince de laiton. L'une est vide, tandis que l'autre contient une boule ou une certaine quantité de mercure coulant; c'est le mâle. Introduite, dans le vagin, la boule vide la première, elles produisent, au plus petit mouvement des cuisses, du bassin, ou même par l'érection spontanée du tissu érectile, cette secousse légère qui fait les délices des femmes par la titillation voluptueuse qui en résulte et qui se prolonge à volonté.
On sait que l'usage de la machine à coudre est un véritable onanisme mécanique.
N° 4.--Anaphrodisie. MONTAIGNE, L'ARIOSTE, OVIDE.
La crainte et la honte de rester en affront devant une femme est une des causes les plus fréquentes de syncope génitale, surtout chez les hommes de la seconde jeunesse.
Il existe chez les jeunes gens une espèce d'aphrodisie accidentelle occasionnée par l'excès de l'amour sentimental. Montaigne raconte qu'il s'est trouvé dans ce cas.
Enfin, l'application soutenue à l'étude et la méditation produisent aussi l'anaphrodisie accidentelle et même habituelle (souvent sans doute chez les religieux).
L'Arioste a décrit, avec beaucoup d'esprit, l'anaphrodisie d'un vieil ermite.
Orlando furioso. Canto Ottavo.
Angelica e l'Ermita.
Giù resupina nel l'arena giace
À lutte voglie dell'ucchio rapace,
Egli l'abbraccia et a placer la tocca;
Ed ella dorme et non puo far ischermo;
Hor le baccia il bel petto, Hor la bocca;
Non e chi lo vèddia in quel loco aspro ed ermo Ma, nell'incontro, il suo destrier trabocca;
Chè al desio non risponde il corpo infermo; Ed era mal alto perche ave va troppi anni;
E potra peggio quanto pru l'affanni.
Tulle le nie, lutte i modi tenta;
Ma quel pigro rozzon non pern s'alza,
Inderno il fren gli scuote e lo tormenla
E non puo far che tenga la testa alla.
Al fin pressa alla donna s'addormenta.
Angélique et l'Ermite
La plage l'a reçue comme une épave, nue gisante sur le dos, évanouie, à la merci de l'oiseau de proie.
Le vieil ermite l'embrasse et la palpe à plaisir; Il lui baise tantôt les seins, tantôt la bouche; Car personne ne le voit dans ce lieu sauvage et désert. Mais son coursier trébuche à la rencontre. Son cerveau est en feu, mais son corps est de glace, Et son dépit ajoute encore à son impuissance;
Il a beau faire tous les efforts, tenter tous les essais, Sa rosse fourbue ne veut point se lever;
En vain, il secoue le frein et la tourmente de la main, Il ne parvient point à lui faire tenir la tête haute. Enfin, à bout d'efforts, il s'endort près de la belle.
OVIDE.--_Les Amours. _Livre III, Élégie 7e.
Corine entrelaçait autour de mon cou ses bras d'albâtre; elle me donnait des baisers lascifs, elle glissait amoureusement sa cuisse sous la mienne, m'appelait son vainqueur, ajoutant tout ce qu'on peut dire pour exalter la passion; et malgré tout, mes membres sont demeurés engourdis et je n'ai pu me servir de l'instrument du plaisir.
Cache toi pleine de honte, ô la plus vile partie de mon corps! par toi, j'ai été trouvé en défaut; tu m'as fait éprouver le plus sensible affront. Ma maîtresse, cependant, ne dédaigne pas de me secourir, dans ma détresse, de sa main délicate; mais voyant que rien ne pouvait lui rendre la vie, et qu'il demeurait malgré tout insensible: Pourquoi, dit-elle, te joues-tu de moi? Qui le forçait, insensé, devenir malgré toi partager ma couche?
Ou tu as été ensorcelé par une magicienne, ou tu t'es épuisé avec une autre avant de venir me trouver.
Aussitôt elle sauta hors du lit, à peine vêtue de sa tunique, et s'enfuit pieds-nus.
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